Givisiez-Avenches par le Mont-Vully

Le 27 mai dernier j’ai eu envie de refaire ce tour de longueur moyenne (70 km) qui permet de découvrir une grande variété de paysages: les hauteurs du lac de Schiffenen, la campagne vallonée du district du Lac puis une superbe vue sur le lac de Morat et le Mont-Vully avant de finir dans la cité romaine d’Avenches, ex-capitale de la Suisse sous l’empire romain.

  1. Un manoir du XIIIe siècle
  2. Villars-les-Moines et son château
  3. Morat la charmeuse
  4. Au sommet du Mont-Vully
  5. Avenches, ville romaine et médiévale
  6. Retour à Givisiez (ou Fribourg)
  7. Tracé GPS en format gpx

Un manoir du XIIIe siècle

Cette boucle de 70 km débute et se termine à Givisiez, à côté de Fribourg. Pour le tracé exact du parcours, on se fiera à sa trace GPX.

Arrivé à Pensier, on suit la route cantonale sur quelques centaines de mètres avant de prendre la bifurcation vers Barberêche. S’ensuit une montée assez intense jusqu’au château du Petit-Vivy érigé au XIIIe s.

Le château du Petit-Vivy (XIIIe s.)

On quitte alors l’itinéraire cyclable 32 pour rejoindre le no 59 qui nous mènera jusqu’à Morat (Murten en allemand). En arrivant à Cordast, on entre sans s’en apercevoir dans la zone germanophone du canton de Fribourg: les villas sont pimpantes et les jardins bien entretenus.

Après Gross-Guschelmuth on descend vers le ruisseau Bibera qu’on longe jusqu’à Cressier. On monte dans ce joli village historique jusqu’à l’église Saint-Jean-l’Evangéliste (1402) rebâtie de 1841 à 1844.

Villars-les-Moines et son château

Le Château de Villars-les-Moines (Münchenwiler) côté jardin
Le Château de Villars-les-Moines (Münchenwiler) côté cour

En continuant à suivre l’itinéraire 59 on passe immanquablement devant le superbe château de Münchenwiler (Villars-les-Moines en français) qui fait désormais office d’hôtel de luxe. Située sur le versant sud du lac de Morat, la commune constitue une enclave bernoise germanophone dans le canton de Fribourg.

Morat la charmeuse

Quelques kilomètres plus loin on est frappé par la superbe vue à 180 degrés qui s’offre au cycliste méritant: au premier plan la ville et le lac de Morat, au second le Mont-Vully et au troisième la chaîne du Jura.

Au centre Morat, son lac, à droite le Mont-Vully, derrière le Jura
Morat, son lac, au centre le Mont-Vully, derrière la chaîne du Jura

Le temps de prendre quelques photos et on entame la descente jusqu’à la route nationale qui coupe notre chemin. On la traverse tout droit puis on monte jusqu’à la magnifique porte fortifiée de la ville.

Morat, la Porte de Berne (côté est)
Grand-Rue de Morat avec la Porte de Berne (côté ouest) au fond

A ce stade, on à le choix entre plusieurs possibilités:

  • flâner dans la Grand-Rue
  • profiter de la vue depuis la terrasse de l’église (ou temple ?) et du château
  • se rendre jusqu’à la magnifique piscine au bord du lac (ouverte par tous les temps)
Le château de Morat

Pour ma part, j’ai choisi de descendre vers le port de plaisance et de traverser le charmant faubourg médiéval en direction de l’est, toujours en suivant l’itinéraire balisé. Désormais, on suit l’itinéraire 480 « Tour du lac de Morat » de l’incontournable site « La Suisse à Vélo« .

Juste après la station d’épuration de la ville, il ne faut pas rater la bifurcation à gauche et suivre le chemin qui s’enfonce dans le Bois du Chablais. On continue en ligne quasi droite vers le nord-ouest et le village de Sugiez connu pour ses succulents « Gâteaux du Vully« .

Le délicieux « Gâteau du Vully » peut se déguster notamment à la boulangerie de Sugiez

Au sommet du Mont-Vully

Le canal de la Broye, Sugiez et le Mont-Vully (651 m)

Après avoir traversé le canal de la Broye, on prend à droite et on pénètre dans le vieux village. Commence alors une montée assez sèche dans les sous-bois qui va nous amener au sommet du Mont-Vully quelque 220 m plus haut.

Vue sur la rive est du lac de Morat depuis le sommet du Mont-Vully

On descend ensuite en suivant la crête qui offre également une jolie vue au nord sur le lac de Neuchâtel. Après quelques kilomètres de descente on arrive dans le charmant village de Lugnorre qui invite à la flânerie et au farniente.

Arrivés à Vallamand-Dessus, on traverse quelques vignobles et on aperçoit déjà l’extrémité ouest du lac de Morat.

Extrémité ouest du lac de Morat

Au bas de la descente, on peut décider d’abandonner momentanément le chemin balisé no 480 pour suivre la route principale sur la droite. On traverse ainsi Salavaux et on peut profiter de ses commerces, notamment sa sympathique petite boulangerie.

L’itinéraire traverse la Broye qui donne aussi son nom à la région

En traversant la Broye en direction d’Avenches, on retrouve l’itinéraire 480 qui offre, ô rareté, une piste cyclable et pédestre bidirectionnelle (attention!) séparée de la route par une bande herbeuse.

A la hauteur du Camping d’Avenches-Plage, trois possibilités s’offrent au cycliste:

  • tourner à droite et aller se baigner à la plage publique du camping
  • continuer tout droit et retourner à Morat
  • tourner à droite et visiter la ville historique d’Avenches

Avenches, ville romaine et médiévale

En tant qu’amoureux des vieilles pierres, nous avons opté pour cette dernière option et ne l’avons pas regretté tant Avenches à de choses à offrir! Et ceci, quels que soient les goûts en matière de culture et d’animations.

L’entrée du château construit à la fin du 13e siècle par les évêques de Lausanne
Les arènes romaines à l’occasion de l’opéra estival
Les arènes comme on les aperçoit en dehors de la période estivale
Buste en or de l’empereur Marc-Aurèle visible au Musée Romain de la ville

Au 1er siècle apr. J.-C, la ville romaine d’Aventicum était la captiale de l’Helvétie romaine et elle comptait environ 20’000 habitants. Aujourd’hui, c’est une bourgade endormie de 4500 habitants qui se réveille à la belle saison lorsque les touristes viennent voir son glorieux passé dont il reste heureusement pas mal de traces:

  • l’amphithéâtre du centre-ville
  • un théâtre situé au sud de la ville actuelle, mais visible en tout temps
  • les thermes du forum
  • la Porte de l’Est, une partie du mur d’enceinte et la Tour Tornallaz qui comptait pas moins de 72 alter égo à l’époque romaine

Depuis l’ouverture du centre commercial Milavy aux pieds de la colline où se trouve le bourg romain et médiéval, le centre-ville d’Avenches souffre énormément. Beaucoup de cafés et de commerce ont déjà fermé et la tendance ne devrait pas s’inverser à court terme…

L’Hôtel de ville (mairie)

Il n’en demeure pas moins qu’il reste agréable d’y flâner et d’admirer ses innombrables façades en pierre de taille bien entretenues. Car, à défaut d’attirer des clients pour ses commerces, le noyau historique offre quelques bijoux immobiliers rendus encore plus attractifs par la construction de l’autoroute A1 (Lausanne-Berne) ouverte au début du siècle.

L’Auberge de la Couronne

Retour à Givisiez (ou Fribourg)

Le retour à Givisiez (ou Fribourg) se fait en suivant l’itinéraire 99 depuis la Grand-Rue. On descend la colline en direction de l’ouest et arrivé au premier rond-point, on bifurque à gauche.

Jusqu’à Domdidier, la voie cyclable est parallèle à la route principale et offre une jolie vue sur la pleine de la Broye. A partir de Russy, notre itinéraire abandonne le parcours balisé histoire de ne pas faire un trop grand détour.

Depuis Léchelles, nous avons suivi la route cantonale jusqu’au rond-point situé au coeur de Belfaux. Là, nous sommes partis à droite pour arriver à Corminboeuf, avant-dernier village avant l’arrivée.

Freiburg im Breisgau (1)

Durant le long week-end pascal, nous avons visité la magnifique ville allemande de Freiburg im Breisgau (Baden-Würtemberg).

Coeur historique de Freiburg en revenant du Schwabentor (porte de Souabe)

Située à quelques dizaines de kilomètres de Bâle (Basel), cette ville est facilement accessible en train.

Bien qu’en grande partie détruite en 1944 par les bombardements alliés, la ville n’en laisse rien paraître. En effet, elle a été reconstruite à l’identique avec beaucoup de goût. Voyez plutôt.

La place de l’hôtel de ville (Rathausplatz)

La partie historique débute à environ 300 mètres de la gare en direction de l’est. Après avoir remonté quelques rues commerçantes avec très peu de trafic, on arrive sur la place de l’hôtel de ville (Rathausplatz).

L’hôtel de ville (Rathaus)

Nous sommes arrivés dans la zone historique de Freiburg. L’office du tourisme de la ville se trouve dans l’hôtel de ville et certains employés parlent même le français!

En face se trouve une jolie place piétonne avec une belle fontaine bordée par la terrasse d’un glacier (Eiscafé Lazzarin) qui représente ici une véritable institution. On trouve d’ailleurs la « maison mère » près de la cathédrale.

La fameuse terrasse de l’Eiscafé Lazzarin avec l’église St-Martin

Le quartier commerçant

En remontant la Rathausgasse, on arrive à la Kaiser-Joseph-Strasse qui est l’artère commerçante de Freiburg. On y trouve à peu près toutes les grandes surfaces et autres enseignes (Esprit, Nespresso, T. Hilfiger, Kaufhof, Läderach…)

Deux possibilités s’offrent alors au promeneur: continuer tout droit jusqu’à la cathédrale et sa place du marché monumentale, ou partir sur la droite en suivant la ligne du tram jusqu’au Martinstor, la Porte de Martin. Nous avons opté pour cet itinéraire et ne l’avons pas regretté!

Le St. Martinstor ou la Porte de Martin

Se restaurer sans se ruiner

En effet, à main droite de la tour, entre les magasins Salamander et Olymp, commence la Niemensstrasse. Cette ruelle est bordée de charmantes terrasses et on y trouve de petits restaurants pour tous les goûts: brasseries traditionnelles allemandes, glacier, resto végétarien, sandwicheries, resto asiatique…

Pour notre part, nous avons mangé à l’Euphrat, un excellent fast food oriental qui fait incontestablement les meilleurs falafels de la ville!

Parfaitement restaurés, nous sommes revenus vers la Porte de Martin et là nous n’avons pu qu’admirer le magnifique bâtiment de la Badische Zeitung, le quotidien local.

Bâtiment de la Badische Zeitung, le quotidien local

Nous sommes ensuite passés sous la porte et, sur notre gauche, nous avons découvert la cour de la magnifique brasserie art nouveau Martin’s Bräu.

La brasserie art nouveau Martin’s Bräu.

Quelques mètres plus bas, à l’angle de la Kaiser-Joseph-Strasse et de Gerberau, on trouve un bel ensemble architectural des XIXe et XXe siècles étonnamment conservés (ou reconstruits ?) après les bombardements intensifs de 1944.

Bâtiments à l’angle de la Kaiser-Joseph-Strasse et de Gerberau

Freiburg après le bombardement de novembre 1944

Pour celles et ceux qui aimeraient voir des photos d’époque prises durant l’hiver 1944-1945, le site www.historisches-freiburg.de représente une source d’information de première main.

Le quartier bobo

Nous sommes ensuite remontés la Gerberau, une rue très fréquentée en raison des jolies boutiques qui la bordent. Ici, point de snobisme, mais juste des commerçants qui semblent encore pouvoir vivre en vendant des produits parfois uniques, mais toujours de qualité.

La rue Gerberau bordée de cafés et de boutiques plutôt bobo

Un restaurant à oublier

Le soir, nous avons mangé dans le restaurant indien Jaipur qui se trouve au milieu de la rue côté nord. Le joli décor nous avait attiré. Hélas, après avoir attendu une vingtaine de minutes pour recevoir nos boissons, nous avons compris (un peu tard) que le service n’était manifestement pas professionnel. Quant aux plats reçus après une heure d’attente (le restaurant n’était occupé qu’à 50%…), nous déconseillons les assiettes végétariennes fades et sans aucune fantaisie. Les mets à la viande étaient corrects, mais pas inoubliables.

Freiburg im Breisgau (2)

Après avoir passé une excellente nuit dans notre deux pièces ultramoderne de l’ensemble « V7 Boutique Appartements » situé dans le nouveau quartier de Vauban (au sud de la ville), nous étions prêts pour attaquer notre deuxième jour dans la ville des Zähringen.

Façade de l’immeuble où nous avons séjourné
La Merzhauserstrasse vue depuis notre appartement. A l’arrière-plan, les contreforts de la Forêt Noire

Nous avons pris le tram pour rejoindre en une petite vingtaine de minutes le centre historique. Notre objectif était cette fois de visiter le quartier de la Cathédrale.

La cathédrale de Freiburg vue depuis la promenade du Schlossberg
La tour de la cathédrale

Autour de la cathédrale

Alors, malgré son côté touristique, le coeur de la ville ne nous a pas déçus. En effet, les bâtiments qui bordent la cathédrale sont plus beaux les uns que les autres! Jugez par vous-mêmes…

Place de la cathédrale côté sud
Le Historisches Kaufhaus (Maison des marchands)
La Alte Wache (Vieux Bastion) qui est désormais la Maison des vins

Une bonne adresse pour manger local

Après avoir flâné dans le quartier, nous avons cherché le restaurant Gasthaus zum Kranz que nous avions repéré sur internet avant de partir. Pour y parvenir, on peut prendre une minuscule ruelle qui commence à droite de l’Alte Wache (cf. ci-dessus). On débouche ensuite sur la Herrenstrasse où il suffit de trouver le no 40.

Le restaurant se trouve dans un bâtiment historique et l’intérieur ne dépareille pas.

N.B. L’image ci-dessous a été prise la nuit. Le jour, la salle à manger est très lumineuse.

Salle à manger du Restaurant « Gasthaus zum Kranz »

Nous avons été accueillis avec un grand sourire et beaucoup de chaleur par la patronne qui nous avouera plus tard être d’origine grecque. Pourtant, avec son accent du sud de l’Allemagne, difficile de le deviner.

Nous avons opté pour deux plats du jour typiques à base de viande de porc et des fameux Spätzle accompagnés d’un bouquet de légume et arrosés d’une bonne bière. Nous nous sommes régalés ! Par contre, nos filles ont opté pour des Spätzle végétariens et elles ont été à juste titre déçues… Recouverte de fromage fondu et de quelques (rares) oignons grillés, leur plat n’avait aucune saveur et ne valait pas son prix (environ 12 euros). Durant tout notre séjour à Freiburg, jamais les plats végétariens n’ont été à la hauteur, sauf au Fastfood Eufrat (cf. notre premier article sur Freiburg).

Un petit air d’orient…

En sortant du restaurant, nous avons remonté la Herrenstrasse vers le nord pour visiter l’autre côté de la place de la cathédrale. Or, nous avons été surpris de croiser un bâtiment à l’architecture aussi imposante qu’inattendue en ces lieux: l’Erzbischöfliches Ordinariat ou l’Ordinariat archiépiscopal.

Façade sur la Herrenstrasse
Façade sur la Schoferstrasse
Une façade qui pourrait être celle d’une synagogue avec ici l’écusson de la ville
La porte d’entrée principale

Freiburg im Breisgau (3)

A l’assaut du Schlossberg

Quoi de mieux qu’une petite balade en forêt le dimanche matin ? C’est ce que nous nous sommes dits le jour de Pâques. Nous avons donc rejoint l’est du centre-ville en remontant l’élégante Salzstrasse (rue du Sel) puis pris la passerelle piétonne du « Schwabentor » (Porte des Souabes) qui permet de commencer la montée au Schlossberg.

La Porte de Souabe (Schwabentor) avec St-Georges – le saint patron de Fribourg -terrassant le dragon

Bien que le sentier piétonnier soit goudronné, la montée est d’emblée assez abrupte. Heureusement, une belle vue sur la ville redonne du courage aux marcheurs.

Ce qu’on voit au début de la montée au Schlossberg
La flèche de la cathédrale émerge au milieu des arbres

Après avoir avalé 140 m de dénivelé, on atteint le Schlossbergturm en une bonne vingtaine de minutes.

Le Schlossbergturm (Tour du Schlossberg) atteint 35 mètres de hauteur

Et là, au somment de la tour construite en 2002, la vue est à couper le souffle.

Vue sur les quartiers d’Oberau et Waldsee au sud de Freiburg
La ville historique et à l’arrière-plan les quartiers plus récents

Le quartier de l’Île (Insel)

Coincé entre le Schwabentorplatz (Place de la Porte de Souabe) et l’Augustinerplatz (Place des Augustins), ce quartier est appelé ainsi à cause du paisible canal (Gewerbekanal) qui le traverse et rafraîchit agréablement l’air les jours chauds.

Le paisible quartier de l’Île (Insel) invite à la flânerie
Maison peinte vernaculaire

Un restaurant typique incontournable

Un peu par hasard nous nous sommes installés sur l’accueillante terrasse du restaurant zum Rauhen Mann (Au Mari Rugueux!)
A l’ombre des saules on s’est d’emblée senti bien et notre première impression s’est avérée justifiée tout au long du bon repas typique qui a suivi.

Le Gewerbekanal et la terrasse du restaurant Zum Rauhen Mann
Des plats du jour entre 10.90 et 14.90 euros
L’excellente bière locale
Gigot d’agneau et gratin dauphinois; miam, miam!
Maultaschen und Kartoffelsalat: de délicieux raviolis locaux accompagnés de l’inévitable salade de pommes de terre 🙂
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